Sécurité inendie St-Félicien-St-Prime-La Doré : Les pertes matérielles en baisse marquée

Par Serge Tremblay
Sécurité inendie St-Félicien-St-Prime-La Doré : Les pertes matérielles en baisse marquée

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SÉCURITÉ. L’année 2015 aura vu une diminution importante de la valeur des pertes matérielles liées aux incendies sur le territoire du Service de sécurité incendie de Saint-Félicien-Saint-Prime-La Doré. Pour le directeur du service, Olivier De Launière, c’est les efforts de prévention qui font leur chemin.

Au cours de 2015, les pertes matérielles totales qui découlent d’un incendie ont atteint 367 200$, comparativement à 610 800$ en 2014 et à 1,1M$ en 2013. La moyenne des pertes matérielles pour la période 2012-2015 se situe quant à elle à un peu plus de 733 000$, soit près du double des pertes enregistrées en 2015.

« Depuis 2002, on met beaucoup d’efforts sur la prévention et on récolte maintenant les fruits de la prévention intensive que l’on fait chaque année. C’est un aspect qu’il faut mettre en valeur, car c’est beaucoup de travail pour nos gens, mais c’est payant », explique Olivier De Launière.

Les conséquences des efforts de préventions se reflètent aussi sur le nombre d’interventions menées en cours d’année. En 2015, les pompiers du SSI ont effectué 96 sorties pour des incendies de toute nature et 27 opérations de sauvetage pour un total de 119 interventions. Il s’agit là du deuxième plus bas nombre de sorties en 10 ans.

Des erreurs qui se répètent

Si les efforts de prévention ont donné des résultats, certains comportements sont très difficiles à changer. Plusieurs personnes ont encore l’habitude de faire des frites dans un chaudron, de jeter leurs cendres de poêle à bois à la poubelle ou au recyclage ou encore de souder ou meuler dans un environnement où les étincelles peuvent poser problème.

« Ce sont là les causes les plus fréquentes d’incendie des dernières années. En janvier dernier, on a eu un incendie mortel qui découlait d’un feu de friture. Ça fait des incendies terriblement violents, c’est comme si on mettait un 5 gallons d’essence sur la cuisinière et qu’on le mettait en feu. C’est aussi violent que ça », souligne Olivier De Launière.

Ce dernier précise qu’à cet égard, le SSI ne lâchera pas la pression auprès de la population. « Le volet prévention va continuer d’être très présent dans nos activités », soutient-il. —S.T.

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